• Dominique et Anne Marie

Ile de Jeju, rdv en terre balisée

Mis à jour : févr. 13

Pourquoi ce titre ? Avec sa topographie volcanique et son climat subtropical, cette destination touristique est promue par un marketing très efficace et draine plus de 15 millions de visiteurs par an. L'île de Jeju possède des atouts naturels et offre de beaux points de vue : falaises basaltiques, cônes volcaniques, champs de lave, mont Hallasan, plages de sable blanc ou noir, cascades... Mais l'ensemble nous est apparu très balisé, délimité, aménagé ... autrement dit trop jalonné à notre goût. Rançon de la gloire sans doute pour canaliser les flux de touristes.

Ceci dit, l'île de Jeju se différencie de la Corée continentale et nous l'avons trouvée agréable à découvrir. Est-elle incontournable ? Epoustouflante ? Ça se discute !

Voici un tour d'horizon de nos pérégrinations.

Direction la côte Sud Ouest, à quelques kilomètres de Seogwipo.

Le "Rocher Solitaire" Oedolgae, pilier basaltique de 20 m, à observer depuis la falaise couverte de pins. Balade facile et agréable.

Une légende raconte que ce rocher représente une femme âgée transformée en pierre à force d'attendre le retour de son mari pêcheur. Ce pêcheur-là 🚢 🐠🦞... ne pas confondre avec un autre pécheur.

Contrastes de couleurs entre la végétation, la roche et la mer.

Epine dorsale d'une créature préhistorique ? Les guides et les panneaux ne mentionnent pas de légendes de monstres marins. Pourtant ces rochers s'y prêtent.

Belles falaises d'orgues basaltiques sur le site Jusangjeolli.

Lors de l'éruption de la montagne Hallasan, le refroidissement de la lave au contact de la mer a créé ces formes hexagonales.

Tout ceci s'observe depuis un sentier aménagé avec force pontons, plateformes et rambardes. Tout le monde joue des coudes pour les clichés. Selfies de préférence. A gogo bien entendu.

Cheminement très facile sur la falaise et sous les pins.

Côte de Yongmeori avec une promenade au ras de la mer.

Pour accéder à certains sites naturels, on passe d'abord par une billetterie, l'entrée n'est pas chère (2000 wons par personne / 1,50 €) mais cela peut sembler un peu étrange de monnayer ce type de balade.

Les vagues en érodant la falaise ont créé un passage.

Balade sympa, la plus "intrépide" de notre séjour.

Pas question de chuter à l'eau, pas de service de secours visible.

Un jeu universel : passer sans se faire arroser par les vagues.

Usage intensif du parapluie.


Au pied de la falaise, à l'abri des embruns, un restaurant minimaliste sert des fruits de mer.

Une grimpette sur le mont Sanbangsan permet de découvrir 3 temples les uns à côté des autres.

Après plusieurs volées de marches (20 minutes), on atteint le temple Sanbanggulsa et son Bouddha en pierre. Bien abrité au fond d'une grotte.

C'est l'endroit pour formuler des vœux de bonne santé. Le crapaud recueille les dons de wons🐸. Après notre visite, nous avons appris que dans le bouddhisme le crapaud est un symbole de longévité et d'immortalité. Zut, on ne lui a rien donné.👎

En contrebas, au temple Bomunsa, un autre Bouddha exposé à tous les vents.

Zen en toutes circonstances ! C'est Yaksayore-bul, le Bouddha de la médecine 👨‍⚕️.

Nous ignorions cette info au moment de notre passage. Après coup on se souvient avoir fait le tour de la statue et actionné les moulins à prière. 👌

Imperturbables. Mention spéciale à celui de droite. Infatigable.

Dans l'enceinte du temple, une figurine particulière pour les golfeurs. Ajoutez-lui des cheveux jaunes et une casquette rouge MAGA, c'est .... ? Indices supplémentaires : accro aux tweets, vocabulaire limité. GREAT ! You guessed it ! * réponse à la fin du post pour ceux qui n'auraient pas trouvé

Au temple Sanbangsa, des offrandes de clémentines sur un autel devant des dizaines de Bodhisattva de la Compassion. Le partage ne va pas être simple.

Ces 3 temples et leurs occupants ont une vue imprenable sur la mer du Sud.

Fin janvier le colza sort à peine. Spectacle garanti de poses photo.


Direction la côte Est de Jeju.

Seongsan Ilchul-bong, un cratère issu d'une éruption sous-marine se dresse à 182 m.

Il est possible d'accéder au sommet en suivant le parcours fléché et le sens de circulation piétonnier. Le flux montant ne croise pas le flux descendant. Impeccablement aménagé. La contrepartie : zéro latitude. Oubliez les envies d'exploration.

Aucun souci pour allègrement dépasser les 10 000 pas et les X étages quotidiens.

Le cratère vu du sommet.

Le village Seongsan-ri avec abondance de restaurants et de motels.

La plage d'Ilchul-bong en contrebas de la falaise.

Les parois de lave sont plus impressionnantes depuis la plage.

Le restaurant tenu par des haenyeo (plongeuses en apnée) - judicieusement installé sur la plage - attire les curieux.

Produits locaux photogéniques : ormeau, conque. Et un truc rouge, plat, mou au toucher, qui intrigue les observateurs, nous y compris.

Identification après enquête : un concombre de mer (holothurie), un animal invertébré. Mets de choix voire de luxe en Asie. Selon des légendes chinoises il aurait des vertus aphrodisiaques. Quelqu'un pour tester ?

Nous restons sur une valeur connue, du sabre cru. Un régal.

En Corée du Sud les restaurants présentent leurs poissons, crustacés et fruits de mer dans des viviers en devanture. Pour ces deux-là c'est le dernier saut dans l'épuisette.

Sur les bords de mer, nous avons été intrigués par la densité de bâtiments de ce type, bardés de tuyaux et flanqués de structures recouvertes de bâches opaques.

Ce sont des élevages de poissons dans des bassins à terre. L'eau de mer est pompée, passe dans des réservoirs et ensuite dans les bassins de poissons.

Vu l'empressement des volatiles à la sortie des tuyaux nous supposons que l'eau des bassins retourne à la mer chargée de quelque chose. De quoi ? Mystère.

Une chose curieuse sur la route côtière c'est la cohabitation à touche-touche des exploitations aquacoles disgracieuses avec des zones de villégiature et d'hébergements touristiques. Existe-t- il une loi littoral ? Un mystère de plus.

Une constante : les foutus tétrapodes nuisent à la beauté des paysages naturels. Il n'y a vraiment pas moyen d'imaginer des brise-lames efficaces et esthétiques ?

Beaux contrastes de couleurs entre le sable, la lave et la mer.

Les champs de lave présents sur le littoral limitent l'accès à la grande bleue.

Ce que nous aimons particulièrement en Corée c'est la profusion de beaux cafés, accueillants, confortables, à la déco soignée.

Notre repaire préféré proche du port Hahyo, le Geuzy Cozy.

Après cette pause café, direction Phoenix Island, qui n'échappe pas au balisage et chemin tout tracé.

Un objectif bien précis, deux réalisations de Tadao Ando, un architecte Japonais spécialiste du béton.

La Glass House abrite un restaurant.

Le bâtiment Genius Loci. Sacrée surprise, il abrite la Yumin Art Nouveau Collection ... des lampes et vases de Gallé et Daum. Nous ne nous attendions pas à trouver ce savoir-faire de Nancy sur un îlot confetti à l'autre bout du monde.





Pour terminer ce tour d'horizon, voici les 2 figures emblématiques de Jeju.

Les dol hareubangs, "grands pères de pierre" plus ou moins souriants et plus ou moins grands.

Les haenyeo, plongeuses en apnée. Dur labeur qui n'attire plus les jeunes générations. Nous n'avons croisé ces femmes qu'en fresques murales ou statues.



Vous êtes prêts pour une plongée ?


Réponse à : "qui est le golfeur aux cheveux jaunes avec une casquette rouge MAGA (Make America Great Again), accro aux tweets, au vocabulaire limité ?" Donald Trump


Pour finir sur une note plus douce, nous vous invitons à goûter aux succulents agrumes de Jeju.


Pour découvrir notre 1er post sur Jeju - A l'assaut d'Hallasan - c'est ici. Vous êtes prêts à randonner ?

https://www.chroniquescoreedusud.com/post/ile-de-jeju-%C3%A0-l-assaut-d-hallasan







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